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Lavagem
Do Sacré-Coeur
le 9 juillet 2000
Laver les
marches de l'église du Senhor do Bonfim, perchée sur une colline de
Salvador de Bahia, est une tradition ancestrale.
A
l'origine, les bahianais effectuaient cette tactique pour célébrer l'épiphanie
et préparer les lieux présumée des rois mages.
Ce
joyeux rassemblement de dévots, composé surtout de gens du quartier,
attire de plus en plus de curieux
Les pèlerins arrivent plusieurs jours à l'avance, en cortège, ils ont
apporté avec eux des récipients en terre cuite pour transporter l'eau
destinée au lavage
Jusqu'en
1800, cette pratique reste une forme de dévotion religieuse régie par
les lois du catholicisme.
Mais au Brésil, les croyances se superposent et les formes bahianaises
du religieux sont d'origines multiples et peu à peu le syncrétisme
africain transforme ce rituel chrétien en en une grande manifestation
populaire.
Les noirs arrivent au pied des marches, tous vêtus de blanc symbolisent
un épisode des croisades et de la conversion des maures... les fidèles
chantent dans leur dialecte et dansent au sons d'orchestres improvisés
composes d'instruments africains
Aujourd'hui
le cortège de six kilomètres qui chaque année traverse la ville de
Salvador sous un soleil de plomb est une image allégorique - pour ne
pas dire de carnaval - où la connotation catholique est remplacée par
l'esprit de la fête.
Les prêtresses du Candomblé, chargées de vases fleuris et parfumés ,
escortées par une foule en blanc, au son des trios électricos se
dirigent vers les marches de l'église du "Senhor do Bonfim",
où une fois arrivés, les dévots vont symboliquement laver et
parfumer l'entrée de l'église avant de rendre hommage au patron de
la ville.
Et après ? La fête continue
Cette
année le Brésil fête ses 500 ans de vie.
Les brésiliens de Paris convient les habitants de la capitale, à se
joindre à eux dans une manifestation hors du commun:
le lavage des marches de l'église du Sacré-Coeur sur la butte
Montmartre, à la manière des habitants de Salvador qui chaque année fêtent
leur Saint patron à travers la ville, en un immense cortège immaculé
jus qu'à l'église "Nosso Senhor do Bonfim"
C'est l'occasion pour ceux qui sont loin de chez eux de combattre la
nostalgie et partager leur émotion en faisant découvrir aux français
cette tradition pittoresque de la culture afro-brésilienne; mais c'est
surtout un prétexte pour faire la fête.
Place
des abesses, les Pai de Santo procèdent au rituel qui appelle les
Orishas et protège la foule des mauvais esprits.
Les bahianaises en jupons de dentelle blancs, les bras chargés de vases
parfumés et fleuris ouvrent la marche. Le cortège se met en route
escorté de musiciens, et aux sons des percussions et des chants
traditionnels, s'achemine jusqu'au pied des marches.
A ce stade la rumeur se propage dans le quartier et la foule des curieux
grossit.
Sur le parvis de l'église on asperge le sol d'eau parfumée, et les
fleurs sont distribuées en offrande aux touristes ébahis...
Alors la fête bat son plein jusqu'au départ des bahianaises; le soir
venu, chacun rentre chez lui, dépaysé et heureux jusqu'à l'année
prochaine
En
cette année de Paix, Paris s'apprête à s'habiller de blanc pour
célébrer ses noces sous les auspices d'oxala
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